Le VTT sur les sentiers de randonnée – Pourquoi la révision de l'Art. 58 StrVV est importante

Quiconque emprunte régulièrement les chemins bernois – à pied ou à vélo – le sait : la cohabitation fonctionne bien. Randonneurs et vététistes partagent le même espace depuis des années, de manière responsable et, le plus souvent, de façon tout à fait naturelle. Des conflits surviennent, mais ils ne sont pas la norme. Pourtant, cette pratique bien ancrée est actuellement sous pression politique. La discussion autour de la révision de l'article 58 de l'ordonnance bernoise sur la circulation routière (StrVV) montre à quel point la législation et la réalité sont parfois en décalage.

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De quoi s'agit-il ?

Le libellé actuel de l'art. 58 OSR est le suivant :

Les sentiers pédestres et de randonnée étroits, ainsi que les pistes de ski, les pistes de ski de fond et les pistes de luge ne sont pas destinés à la circulation publique.

C'est précisément la formulation « sentiers pédestres et de randonnée étroits » qui a toujours été interprétée dans la pratique par l'organisation cantonale spécialisée Berner Wanderwege de manière à ce que les vététistes soient en principe exclus de ces chemins – même là où l'utilisation conjointe fonctionne depuis des années.
La révision proposée supprime précisément ce passage. C'est juste de notre point de vue.

Freiner – S'arrêter - Communiquer - Passer - Laisser passer. Say Hello und let a smile take control.
Pourquoi la réglementation actuelle ne convainc plus

L'art. 58 est un article générique issu d'une logique de réglementation plus ancienne. Il traite d'un seul trait des espaces d'utilisation très différents pour les activités de loisirs – sentiers de randonnée, pistes de ski, pistes de ski de fond et pistes de luge. Cela peut s'expliquer historiquement, mais manque de précision pour les pratiques de loisirs actuelles.
En effet, un sentier de randonnée en été n'est pas la même chose qu'une piste de ski de fond ou une piste de ski en hiver. Pourtant, tout cela a été soumis à une formule d'exclusion générale. Pour la réalité actuelle sur les chemins, ce n'est plus pertinent.
Le VTT sur les sentiers de randonnée n'est pas un phénomène nouveau et pas une question théorique d'avenir. C'est une pratique bien établie. Ceux qui prétendent aujourd'hui que cette coexistence doit être inventée ou spécifiquement rendue possible méconnaissent la réalité du terrain.

Ce que la révision apporte – et ce qu'elle ne fait pas

La révision ne crée pas de nouvelle utilisation. Elle ne légalise pas soudainement quelque chose de totalement nouveau. Elle reconnaît plutôt une pratique éprouvée et élimine un obstacle général et juridique en matière d'aménagement qui, en de nombreux endroits, ne correspond plus à la réalité.
Là où des situations particulières existent, elles doivent être résolues localement et de manière pragmatique. C'est précisément pour cela qu'il faut une réglementation objective : différenciée là où des problèmes surviennent réellement (sous forme de séparation des flux), et ouverte là où la coexistence fonctionne depuis longtemps.

Pourquoi c'est aussi important pour Berne

D'autres cantons montrent depuis des années que l'utilisation conjointe des chemins par les randonneurs et les vététistes fonctionne. Berne devrait s'inspirer des expériences réussies, plutôt que de s'accrocher à une logique générale dépassée.

C'est non seulement raisonnable, mais aussi proportionné et judicieux :

  • sur le plan financier, car les chemins existants peuvent être utilisés au lieu de construire de nouveaux chemins et infrastructures partout ; des mesures structurelles et de communication peuvent soutenir considérablement la coexistence,
  • sur le plan de la gestion, car la sylviculture et l'agriculture sont considérablement compliquées en termes de coûts et de mesures en raison de réseaux de chemins séparés et donc de plus de kilomètres de chemins.
  • écologique, car les interventions inutiles dans les forêts, les paysages et la nature (notamment la fragmentation des habitats) sont évitées,
  • en matière d'aménagement du territoire, car le volume et la concentration des travaux en forêt ne deviennent pas excessifs,
  • et politique, car une bonne législation organise la réalité au lieu de réagir à la pression des campagnes par des restrictions générales.
Notre position

trailnet.ch soutient expressément la révision de l'art. 58 de l'OCR. Le partage des chemins par les randonneurs et les vététistes est une réalité vécue dans de nombreux endroits. Une réglementation moderne devrait refléter fidèlement cette réalité - de manière claire, proportionnée et sans réserves générales.

Les problèmes concrets doivent être résolus là où ils se présentent (par exemple, forte pression d'utilisation) sous forme de solutions (séparations des flux). – Contactez-nous – Ce qu'il ne faut pas, ce sont des barrières générales pour une pratique qui a fait ses preuves depuis longtemps dans de nombreux endroits.

Notre prise de position officielle

trailnet.ch a soumis une prise de position formelle dans le cadre de la consultation sur la révision partielle de l'Ordonnance sur les règles de la circulation routière (OCR). Le document complet, avec nos propositions et nos justifications, est disponible ici en téléchargement :

→ Prise de position de trailnet.ch sur la révision partielle de l'OCR – Téléchargement PDF

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